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Incendie du Manoir de Plaisance

Combien de personnes ont péri dans l’incendie du Manoir de Plaisance ?

Saint-Jérôme – À en croire Richard Blass, l’homme du jour au sein de la petite pègre montréalaise et celui qui, depuis quelques mois, est la cible d’autant d’attentats qu’un chef d’État d’Amérique latine, quatre personnes auraient péri dimanche matin, le 8 septembre 1968, dans l’incendie d’origine criminelle qui a détruit de fond en comble le vieux Manoir de Plaisance, près du lac L’Achingan, à Saint-Hippolyte.Toutefois, les enquêteurs se sont butés jusqu’ici a des difficultés assez bizarres et, dans les cendres, seuls les squelettes carbonisés de deux nouveaux mariés ont été retrouvés et identifiés positivement.

Quant au troisième, celui d’une femme de 25 ans, Mme Gaétane Gagné, du 2435 rue Sainte-Elisabeth, à Jacques-Cartier, même les chimistes du bureau médico-légal n’ont pu encore se prononcer.

Et du quatrième corps, celui de Léo Bellefontaine, un récidiviste à l’emploi du Manoir de Plaisance comme maître d’hôtel, aucun ossement n’a encore été trouvé.

Une fois que les dernières flammes furent éteintes, dimanche dernier, les policiers et les pompiers ont facilement retrouvé dans les cendres les ossements de deux jeunes personnes. Par les expertises, on a réussi à identifier ces deux victimes comme étant M. et Mme Maurice Richard, âgés respectivement de 22 et 19 ans, du 3222 rue Bolduc, à Montréal, qui étaient descendus dans cet hôtel pour y passer leur première nuit de noces.

À l’autre extrémité des décombres, soit à l’endroit où se trouvait la cuisine du manoir, avant l’incendie, d’autres ossements calcinés ont été trouvés et selon les experts, il s’agirait d’ossements ayant appartenu à un anima! ou à un être humain pesant au maximum 125 livres.

Puisqu’ils ont été trouvés près de la cuisine, ces ossements, dont on n’a pu faire d’expertises plus précises sans le bassin demeuré introuvable, pourraient être les restes d’un quartier de viande animale ou la carcasse d’un gros chien.

Ainsi donc, il est possible que ces ossements ne soient pas ceux de Mme Gagné, l’amie de Léo Be-llefontaine, et ce ne sont sûrement pas ceux du récidiviste, car il pesait environ 230 livres et mesurait 6’2″.

Fuite dissimulée ?

Bellefontaine, qui avait apparemment toutes les raisons du monde de disparaître en douce, ne semble donc pas avoir été victime de Cet Incendie criminel, quoi qu’en dise son bon ami Richard Blass. Et, de plus, il est même possible qu’il ait fui en emmenant avec lui sa jeune amie de 25 ans, Mme Gagné, dont on n’a pas identifié les restes positivement.

En poursuivant cette hypothèse, les enquêteurs ont appris que, quatre jours avant cet incendie, Bellefontaine, une ancienne figure dominante de la petite pègre montréalaise qui devait subir prochainement son procès à Saint-Jérôme au sujet d’une accusation de vol à main armée pour laquelle il était en liberté provisoire, s’était fait photographier en vue de l’obtention d’un passeport. Et dans son ancien logement de Saint-Jérôme, ses effets personnels sont disparus…

Et pourtant…

Sur les lieux de l’incendie, qui a été allumé à deux endroits différents, les chimistes, qui rien n’échappe, ont décidé de poursuivre leurs recherches et de passer les cendres au peigne fin, c’est-à-dire en se servant d’un sas. Si Bellefontaine est mort brûlé, il est Impossible, malgré la chaleur du brasier, que l’on ne retrouve rien de lui,

Qui a mis le feu?

Les enquêteurs ont quand même commencé, d’autre part, à rechercher le lourd individu qui ne peut passer inaperçu tant qu’il ne se sera pas réfugié dans un autre pays.

Richard Blass, qui est étroitement surveillé par la police et qui semble « de trop » dans le milieu où il évolue, si l’on se fonde sur le nombre de tentatives rie meurtre auxquelles il a échappé ces derniers temps, a déclaré aux enquêteurs, le lendemain de l’incendie, que, lorsque les flammes ont pris naissance, il se trouvait lui-même a l’intérieur du Manoir de Plaisance et qu’il a tenté rie réveiller son ami Bellefontaine qui dormait dans l’une des chambres du rez-de-chaussée.

Cet incendie criminel peut donc avoir pour auteur l’un Des Individus Qui en « veulent à la peau de Blass » ou Bellefontaine lui-même, qui a « arrangé cette mise en scène » pour mieux disparaître, selon
un policier de Saint-Jérôme.

Si cet incendie a été allumé par l’un des individus qui veulent supprimer Richard Blass, ce dernier aura échappé à un nombre record de tentatives de meurtre. Mais, par contre, les policiers, dont le sergent Denis Viau et le caporal Fernand Lessard, de l’Escouade des homicides de la Sûreté du Québec, ne seraient pas trop surpris de la participation de Blass à cette mise en scène montée par Bellefontaine pour échapper à la justice en se faisant passer pour mort.

L’enquête sur l’origine de cet incendie est dirigée par le sergent Bertrand Marion, de l’Escouade des incendies criminels de la Sûreté du Québec.

Même si le léopard dort, le bout de sa queue ne dort pas.
Même si le léopard dort, le bout de sa queue ne dort pas. Photo de Megan Jorgensen.


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