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Grands chefs amérindiens

Biographies de grands chefs amérindiens : Dan George, Pontiac, Grey Owl

Biographie du Grand Chef Dan George

Dan George fut Grand Chef de la nation amérindienne Tsleil-Waututh, qui fait partie de la nation Salish du littoral. Il est né le 24 juillet 1899 dans la communauté de Tsleil-Waututh, située sur l’île-de-Vancouver, en Colombie-Britannique. Son véritable nom est Geswanouth Slahoot. C’est à l’école que l’on commence à l’appeler Dan George, après des tentatives infructueuses pour prononcer son nom indien.

Il a travaillé pendant près de 40 ans comme chauffeur de bus scolaire, ouvrier de construction, cowboy, etc.

Dans les années 1930, il commence à se consacrer à l’étude de la culture amérindienne, publiant ses récits, commentaires et essais sur la vie, les mœurs et les traditions des Premières nations. À l’époque, ce genre d’ouvrages était peu répandu et ce fut une découverte pour beaucoup de lecteurs.

En 1951, à l’âge de 52 ans, il est élu Grand Chef de la nation Tsleil-Waututh, poste qu’il occupa jusqu’en 1963.

À l’âge de 60 ans, en 1960, Dan George participe à la série télévisée Cariboo Country. On l’invite d’abord comme expert et conseiller, puis l’équipe de tournage de cette célèbre série de la CBC est charmée par le Grand Chef, ainsi que par ses talents d’acteur.

On lui propose donc le rôle de Ol’Antoine, un vieux sage Amérindien. Il reprend le même personnage dans le long-métrage Smith! de Walt Disney. Ce film est basé sur un épisode de la série, qui à son tour est inspiré d’un roman de Paul St. Pierre intitulé Breaking Smith’s Quarter Horse.

Plus tard, en 1970, Dan George joue dans le film Little Big Man, d’Arthur Penn, qui remporte un grand succès. On le propose pour l’Oscar du Meilleur second rôle. Il participe également à The Outlaw Josey Wales, Harry and Tonto, Americathon, à la série Centennial et aux premiers épisodes de la série Kung Fu, avec David Carradine.

Il interprète aussi plusieurs rôles au théâtre, dont le personnage du père de Rita Joe dans la pièce de George Ryga, The Ecstasy of Rita Joe. Cette pièce a fait le tour du Canada et des États-Unis.

Il a écrit et interprété une pièce pour un seul acteur, Lamentation pour la Confédération (Lament for Confederation), une dénonciation de l’appropriation des terres des indigènes par les colons. Cette pièce a été présentée à Vancouver lors des célébrations de la Fête du premier Centenaire du Canada, en 1967.

Pendant toute sa carrière d’acteur, Dan George a contribué à faire connaître les peuples amérindiens. Ses paroles furent souvent prises en considération par les autorités canadiennes.

Il enseigne la culture des Premières Nations et essaie de rectifier les fausses croyances sur ces peuples. Par exemple, il a toujours souligné que les Amérindiens au Canada n’ont jamais tenu leur arc verticalement, à la façon des Européens, mais plutôt horizontalement. Il a signalé à maintes reprises que les films d’Hollywood créent ainsi une fausse image des Amérindiens.

En 1971, Dan George fut nommé Officier de l’Ordre du Canada.

Il meurt à Vancouver le 23 septembre 1981. En 2008, Postes Canada a émis un timbre en hommage à Dan George.

Il est l’auteur de la célèbre phrase: “We are as much alive as we keep the earth alive.”

Biographie de Pontiac

Pontiac était le grand chef indien des tribus algonquines des provinces du Québec et de l’Ontario. Le nom de Pontiac est une variante de son vrai nom – Obwondiag, ou Obwandiyag. Il a consacré sa vie à l’unification des peuples algonquins et outaouais de la confédération des Grands Lacs.

Les Algonquins et les Outaouais avaient toujours été les alliés et les partenaires commerciaux des Français. Pontiac est élu chef de son peuple en 1747.

Son nom est cité dans les rapports sur l’expédition de 1752 de Charles-Michel Mouet de Langlade contre les Iroquois de Pickawillany (Piqua, Ohio). Selon le rapport de Langlade, Pontiac et ses troupes se sont distinguées par leur bravoure au cours des combats pour déloger les Britanniques de la région.

En 1755, Pontiac fait partie des forces françaises et indiennes de Jean-Daniel Dumas, qui battent le major général Edward Braddock à Fort Duquesne, dans la région de Détroit.

Même si Pontiac ne prend pas personnellement part à la célèbre bataille du Fort William Henry de 1756, ses guerriers y combattent.

Après 1759, la Nouvelle-France étant battue, Pontiac se joint aux Britanniques. Cependant, les Algonquins déclenchent à nouveau les hostilités contre les Anglais en 1763, s’inspirant de Néolin, prophète Delaware qui appelle à la rébellion.

Pontiac crée une coalition de tribus des Outaouais, Miamies, Wyandots, Chippewas, Potawatomies, Shawnees, Renards, Winnebagoes, et quelques autres, afin de limiter l’expansion britannique vers l’Ouest.

Pontiac mène un grand nombre de guerriers de tribus différentes contre Fort Détroit, défendu par Henry Gladwin. La guerre s’étend sur de vastes régions et plusieurs forts tombent aux mains des rebelles. Seules deux forts ne tombent pas – celui de Niagara et celui de Détroit, qui est pourtant assiégé.

En 1763, les Britanniques sont obligés de signer des traités de paix, et Pontiac est un des signataires clé de ces transactions. Lors des négociations, le chef souligne avec insistance que les Indiens ne cèdent pas leurs territoires en faisant la paix. Il hésite à signer les traités même après avoir appris que la France avait renoncé au Canada par le traité de Paris de 1763, et donc qu’aucune aide française ne serait plus envisageable. C’est le 25 juillet 1766 qu’il signe finalement la paix, mettant fin ainsi à plusieurs années de combats acharnés.

Cependant, une fois la paix établie, Pontiac est chassé de son propre village par les partisans de la guerre, qui le considèrent comme un traître à la cause indienne. Pontiac mène ensuite une vie d’errant, jusqu’à ce qu’un Indien de la tribu Peoria le tue, le 20 avril 1769, à Cahokia, un village français du Michigan.

Pontiac fût enterré avec les honneurs militaires de commandant en chef de l’armée, sur les rives du Mississippi, par la garnison française des Forts de Vincennes et de Chartres.

Le nom de Pontiac est porté par plusieurs municipalités canadiennes et américaines, ainsi que par une voiture de prestige.

Grey Owl, alias Archibald Stansfeld Belaney

Archibald Stansfeld Belaney, plus connu sous le nom de Grey Owl, est né à Hastings, en Angleterre, le 18 septembre 1888. Durant sa jeunesse il lit beaucoup d’ouvrages sur les indiens d’Amérique du Nord et il est tellement fasciné par ses lectures qu’il veut devenir un des leurs. À l’âge de 17 ans, Belaney part au Canada. Il s’établit au nord du pays où il restera toute sa vie, sauf durant sa participation à la Première guerre mondiale.

Après son arrivée au Canada, Belaney s’invente une nouvelle identité. Il se présente comme le fils d’un père écossais et d’une mère apache. Il côtoie les Ojibwés du nord de l’Ontario, qui lui enseignent les secrets de la nature, et se fait appeler Grey Owl.

C’est sous ce nom qu’il fait publier son premier roman “The Men of the Last Frontier”, en 1931, traduit en français sous le titre “La Dernière Frontière”.

Il épouse une femme iroquoise du nom de Anahareo. Cette dernière, partisane de la défense de l’environnement, lui fait partager ses convictions. Aussi, la conservation de la nature devient-elle le thème central des écrits de Belaney.

Grey Owl est nommé en 1931 responsable d’un programme de protection des castors à Riding Mountain, au Manitoba, et plus tard au parc national du Prince-Albert, en Saskatchewan.

Ses livres connaissent beaucoup de succès. Les romans “The Pilgrims of the Wild” (paru en 1934), “The Adventures of Sajo and her Beaver People” (1935, traduit en français pour la première fois en 1938 sous le titre de “Sajo et ses castors“) et “Tales of an Empty Cabin” (1936, publié en France en 1951 sous le titre “Récits de la cabane abandonnée”) sont ses oeuvres les plus connues. Il donne également des conférences dans l’ensemble du Canada, aux États-Unis et en Grande-Bretagne.

Il meurt le 13 avril 1938 à Prince Albert, en Saskatchewan.

C’est seulement après son décès que le public, qui le prenait pour un authentique indien, apprend la vérité sur ses origines. La tombe de Grey Owl se trouve dans le parc national du Prince-Albert, à côté de son ancienne cabane.

Cette période – ces jours qui paraissent rétrospectivement étranges et beaux – ne dura pas longtemps. Les gens avaient commencé à imaginer l’avenir lointain au moment où il leur avait été brutalement arraché, c’était ironique. (Stephen Baxter, Temps.) Photographie de Megan Jorgensen.


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