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Trouver le centre de notre Galaxie

Comment trouver le centre de notre galaxie ?

Frère Robert, causerie prononcée au déjeuner-causerie du Cercle Universitaire de l’Université de Montréal, le 30 octobre 1941.

Comment a-t-on pu trouver le centre de la Galaxie ? Si la Galaxie tourne, elle le fait autour de son centre. Il y a quelques années, à l’ouverture du Congrès de l’Actas, en 1935, j’avais l’honneur de présenter un travail sur la rotation de la Galaxie. Le maire de Montréal, Camilien Houde présidait. Depuis cette époque lointaine, alors que nos préoccupations étaient toutes célestes, bien des événements se sont accomplis.

Monsieur Camilien Houde en me remercient disait, avec un peu de vérité peut-être : Frère Robert, je dois avouer que je n’ai rien compris à votre conférence !… D’autres problèmes sont demeurés sans solution depuis ces jours et il Nous est arrivé à nous aussi de ne rien comprendre. La Galaxie tourne insensiblement au cours de quelques-unes de nos années, mais les royaumes et les républiques s’effondrent… et les mois d’exil nous paraissent bien longs !

Notre Galaxie tourne donc ; les étoiles des classes 0 et B tournent avec la Galaxie ; les nuées répandues partout tournent avec elle, nuées lumineuses comme celle d’Orion ou nuées obscures de toutes les régions… elles tournent toutes, et le jour d’univers est de milliers de nos années, et si la terre est vieille de 2,000,000,000 d’années, comme il est possible de le démontrer, elle n’a vécu que 10 jours cosmiques.

Essayons de voir notre Galaxie en nous éloignant un peu. À 100,0(X) années du plan principal, elle nous donnera à peu près la lumière de Venus ; à 1,000,000 d’années nous la verrons comme Andromède, c’est-à-dire que bien peu de personnes l’auraient aperçue ; à 10,000,000 d’années nous serions indiscernables pour tout œil humain, mais la photographie nous mettrait facilement en évidence. Que serait alors notre soleil modeste et la terre que nous habitons et dont nous nous disputons les parcelles ? Les puissants soleils paraîtraient sur la photographie comme de tout petits points, la terre ne serait rien. La masse de ce système, révélée par sa vitesse de rotation est de 200,000,000,000 de soleils ; la moitié de cette masse étant fournie par les nuées à peine perceptible mais immenses en volume qui s’étendent partout.

Peut-être serions-nous heureux de savoir si notre système d’étoiles est plus grand que les autres.

Nous l’avons cru longtemps et dans mon petit livre d’astronomie je disais après Jeans que si des biscuits plats représentaient les nébuleuses, il faudrait un gâteau pour notre Galaxie ; il faudra changer cela et admettre que notre Galaxie serait elle-même représentée par un biscuit car il est téméraire de prétendre qu’il n’existe pas de galaxies aussi grandes que la Voie lactée ou même plus grandes qu’elle.

Frère Robert des F.E.C., Docteur ès-sciences de l’Université de Lille.

Les nébuleuses

Les nébuleuses sont brillantes à cause des étoiles qui se trouvent à l’intérieur ou près d’elles.

Les nébuleuses sont des pouponnières d’étoiles. Les étoiles se condensent lentement dans la matière de la nébuleuse.

Si les étoiles à l’intérieur sont très chaudes, elles inciteront la matière nébulaire à émettre de la lumière et ce sera une nébuleuse à émission. Cependant, si les étoiles à l’intérieur sont froides, la nébuleuse ne pourra que refléter la lumière, ainsi elle devient une nébuleuse à réflexion. S’il n’y a pas d’étoiles, la nébuleuse ne sera pas brillante mais elle sera plutôt une masse noire qui cache la lumière des objets derrière elle. Mais une nébuleuse qui est noire pour un observateur pourrait être brillante pour un autre observateur qui l’observe d’un endroit différent. Les astronomes ont d’ailleurs découvert que les nébuleuses brillantes ne sont que les parties visibles de nuages beaucoup plus gros.

En fait, la matière d’une nébuleuse est très raréfiée et un bon exemple d’une telle nébuleuse est la célèbre nébuleuse visible dans l’Épée d’Orion qui a 30 années-lumière de diamètre.

Les supposées nébuleuses planétaires ne sont ni des planètes, ni des nébuleuses dans le sens véritable de ce terme. On les appelle planétaires parce qu’elles ressemblent au disque des planètes au télescope. Ce sont en fait des coquilles de gaz entourant des étoiles chaudes qui sont à l’étape de la naine blanche.

Les débris de supernovae sont également intéressants et l’exemple le plus connu est la Nébuleuse du Crabe. Tout comme une nébuleuse est de la matière où naissent les étoiles, un débris de supernova est la matière qui reste après la mort explosive de l’étoile massive.

La Grande Nébuleuse d’Orion montre toute sa splendeur. Intérieur de la nébuleuse d’Orion. Le gaz brille de différentes couleurs, stimulé par la lumière des étoiles chaudes. Une partie de la nébuleuse est obscurcie par un nuage de poussière absorbante. De la Terre, on voit la nébuleuse d’Orion à l’œil nu. Photographie prise par Mx-Xkr, habitant du système Cardori dans la ceinture d’Orion.
La Grande Nébuleuse d’Orion montre toute sa splendeur. Intérieur de la nébuleuse d’Orion. Le gaz brille de différentes couleurs, stimulé par la lumière des étoiles chaudes. Une partie de la nébuleuse est obscurcie par un nuage de poussière absorbante. De la Terre, on voit la nébuleuse d’Orion à l’œil nu. Photographie prise par Mx-Xkr, habitant du système Cardori dans la ceinture d’Orion.


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