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La carte du ciel

La carte du ciel

Lorsqu’assisté de deux astronomes, Albert Dürer grava avec talent ses cartes – les premières cartes tirées à l’imprimerie – Les Cieux de l’hémisphère étaient déjà encombrés de cieux, d’animaux et d’objets divers utilisés depuis les Grecs et les Romains pour symboliser les constellations. Entre autres, on distingue le Taureau, les Gémeaux, le Cancer, le Lion, le Scorpion, Pégase, Hercule, le Sagittaire, Andromède.

L’Âge des découvertes enrichira cet ensemble. En 1515, date du tirage de cette gravure à Nuremberg, les Portugais et les Espagnols venaient de s’engager dans l’hémisphère sud, mais aucune étude systématique des cieux au-delà de l’équateur n’avait encore été réalisée. Les cartes du ciel de Dürer comportent donc un nombre réduit de constellations dans les cieux de l’hémisphère sud quoiqu’ils soient en fait riches en étoiles. Les noms des explorateurs donnèrent par la suite aux groupes d’étoiles qu’ils découvraient dans les cieux évoquent leurs voyages dans les mers du sud : L’Indien, le Toucan, le Paon, la Dorade, le Paradisier. Encadrant la cohorte de figures mythologiques qui emplit les cieux de l’hémisphère nord, les quatre portraits gravés par Dürer représentent les premiers grands astronomes, parmi lesquels Ptolémée. Pour l’établissement de ces cartes Dürer s’inspira de ses travaux.

Des contours indécis, des terres encore absentes

L’accroissement constant de leurs connaissances permettait aux cartographes de dessiner les rivages des continents avec une précision sans cesse plus grande, mais de vastes régions, à l’intérieur des terres surtout, restaient vierges. Cette carte dressée par le centre cartographique de Séville, offre un exemple typique des cartes de l’époque de la circumnavigation de Magellan. La représentation des côtes de l’Atlantique entre l’Angleterre et le Cap de Bonne-Espérance, entre le Labrador et le détroit de Magellan, est d’une précision saisissante et la côte orientale d’Afrique apparait avec beaucoup plus de clarté qu’auparavant. Quoiqu’elle nous offre une vue plus étendue et plus précise du monde, cette carte présente quelques grandes lacunes : les masses continentales du Nord et du Sud de l’Amérique ne sont pas délimitées, les îles du Pacifique (comprenant l’Australie) ne sont pas représentées et les Indes orientales sont à peine esquissés.

Carte du ciel

Carte céleste par Dürer. Carte céleste par Albert Dürer, gravure sur bois, 1515, Metropolitan Museum of Art, New York, Dick Fund (Albert Fenn)

planisphere

Planisphère de Salvati. Cette carte décorative réalisée en 1527, soit cinq ans après que Magellan eut effectué le premier tour du monde, est enrichie de deux navires, l’un dans l’océan Pacifique, l’autre dans l’océan Indien. Quadrillée des roses de vents et de lignes de rhumb, ces repères utilisés par le navigateur, la carte porte aux quatre coins les visages des quatre vents. Planisphère de Salviati, œuvre espagnole, enluminures sur parchemin, 1525-1530, Biblioteca Medicea-Laurenziana, Florence, Guido Sansoni

cosmographie

La Cosmographie. Une hauteur d’étoile. Un navigateur français se sert d’un instrument de navigation primitif, qu’il a emporté à terre, et prend une hauteur d’étoile pour calculer sa position. De bonnes observations astronomiques étaient difficiles à obtenir en mer à bord des navires secoués par la houle, ce qui explique l’imprécision des premières cartes. Enluminure tirée de La Cosmographie par Jacques Devault, 1583, Bibliothèque nationale, Paris.



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